Le Collège de Médecine Générale vient de publier une position commune à tous les médecins généralistes belges francophones concernant la garde en médecine générale et les soins non programmés. La FAGW a largement contribué à l’élaboration de ce texte de vision, aux côtés des syndicats et de la FAMGB (fédération des associations des médecins généralistes bruxellois).
Découvrez la note du CMG sur la garde en médecine générale et les soins non programmés.

L’objectif de ce texte est de structurer et de clarifier une position commune à l’ensemble des médecins généralistes de Wallonie et de Bruxelles, afin de la défendre dans les différents groupes de travail consacrés à l’organisation de la garde.
En tant que médecins généralistes, nous souhaitons contribuer à l’élaboration d’un modèle national de tri résilient. Ce dispositif devra améliorer l’accès aux soins, la sécurité et l’efficience pour les patients, tout en respectant l’autonomie, la sécurité et la santé des soignants, ainsi que les réalités locales. Notre ambition est de répondre au défi d’un système centralisé capable de garantir à la fois homogénéité et flexibilité. Cette note s’inscrit dans la logique du « quintuple aim ».
Si les principes exposés dans ce document ont vocation à s’appliquer à l’échelle nationale, leur mise en œuvre ne peut être uniforme. Les réalités territoriales (densité de population, organisation hospitalière, précarité sociale, pénurie de médecins traitants) diffèrent fortement d’une région à l’autre, et en particulier dans les grandes zones urbaines comme Bruxelles. Le cadre proposé doit donc explicitement permettre des déclinaisons adaptées, sans remise en cause des principes communs.
La garde de médecine générale et la prise en charge des soins non programmés constituent aujourd’hui un enjeu majeur en termes de qualité, de sécurité, d’accessibilité et de soutenabilité du système de santé. Elle vise à maintenir un équilibre entre les besoins des patients, les contraintes du système et la soutenabilité du métier de médecin généraliste, en ce compris le bien-être des praticiens.
La Belgique fait face à plusieurs défis simultanés dans la prise en charge des soins non programmés :
Notre objectif reste la prise en charge du patient par le bon médecin, au bon endroit, au bon moment, dans de bonnes conditions, avec un coût soutenable pour la société et une rémunération juste pour les médecins.
Pour y parvenir, des débats restent nécessaires, tant sur les définitions que sur les modalités de mise en œuvre. C’est à ce défi que le Collège de la Médecine Générale francophone de Belgique souhaite contribuer, en s’adressant aux responsables politiques, aux administrations, ainsi qu’à ses consœurs et confrères flamands et aux urgentistes.